Revolution : un hardware en rupture
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Mesdames et mesdames, tendez l’oreille : les choses commencent à se préciser sur le hardware de la Revolution. Selon IGN, qui a pu faire des recoupements de ce qu’ont revelé une poignée de développeurs sur la base des documents officiels qui leur ont été envoyés par Nintendo, la console next-generation de Nintendo se présenterait de la façon suivante… Accrochez-vous, parce que la fiche technique est assez stupéfiante…mais pas forcèment dans le sens que vous pensez.
Revolution = Gamecube 2.0
D’après les informations d’IGN, l’architecture globale de la Revolution serait une dérivée directe de la Gamecube, et se contentant d’en booster les points-clés. Au niveau de la mémoire, on conserve les 24MB de 1T-SRAM et les 16MB de D-RAM de la GameCube, auquels on ajoute 64 MB de 1T-SRAM, ce qui nous donne un total de 104 MB. Le CPU, au nom de code “Broadway”, serait une version boostée du Gekko de la Gamecube, qui tournerait à une vitesse deux fois plus rapide, avec un cache optimisé. Sur le même shéma, pour le coeur graphique de la machine, le GPU “Hollywood” serait un descendant en droite lignée du Flipper équippant la Gamecube, et serait là encore cadencé à une vitesse deux fois supérieure, mais pas plus. Les données concernant le CPU sont quasi certaines, car dixit IGN, les documents reçus par les éditeurs contenaient des informations précises sur ce point. En revanche, pour le GPU, il ne s’agit que de déductions logique, mais très vraisemblables compte tenu de l’architecture générale de la machine. En clair, Nintendo ne s’inscrit définitivement pas dans la course à la puissance enclenchée par la Xbox 360 et la PS3 de Sony. Les atouts de la Revolution sont donc ailleurs….
Un prix plancher !
Si l’on en croit encore une fois les éditeurs contactés par IGN, l’une des clés de la Revolution est de proposer une technologie qui a déjà fait ses preuves mais remise au goût du jour, à un prix ultra compétitif. Le prix de la console devrait en effet tourner autour de 149$, voire, selon certaines sources, se rapprocher du chiffre invraisemblable de 99$ ! Quoi qu’il en soit, la console serait au moins deux fois moins chère que ses “concurrentes”, et dans tous les cas, ne dépasserait en aucun cas la barre fatidique des 200$.
Qu’est ce que celà veut dire ?
Plusieurs choses :
- Que lorsque Nintendo disait prendre un chemin radicalement différent de celui de la Xbox 360 et de la PS3, ce n’était pas des paroles en l’air
- Que la Revolution ne fonde absolument pas ses atouts principaux sur sa puissance brute.
- Celà étant dit, celà ne veut pas dire que les jeux seront moches, loin de là. L’avantage d’avoir une architecture dérivée de la Gamecube est de bénéficier d’un environnement de développement familier, déja maîtrisé par les éditeurs, et qui pourront donc exploiter le hardware de la machine de manière optimale dès la première vague de jeux. En d’autre termes, les premiers jeux de la Revolution ne devraient pas du tout avoir à rougir des premiers jeux Xbox 360, dans le cadre d’une utilisation sur une télé standard, non compatible Haute Définition. Rappelons au passage que le jeu consideré comme le plus beau de la génération actuelle tourne sur Gamecube, et il s’agit de Resident Evil 4. Une console proposant des graphismes au moins deux fois plus impressionnants que ceux de RE4 version Gamecube, ne saurait en aucun cas être graphiquement “à la traîne”…
- L’inconvénient est que sur le long terme, lorsque les développeurs pousseront à bout la Xbox 360 et la PS3, l’écart graphique avec la Revolution pourrait effectivement se creuser de manière sensible. C’est un choix assumé de la part de Big N.
- Enfin, la garantie de jeux uniques, spécifiques à la Revolution, avec en contrepartie, très peu de portages de jeux multiplateformes, tout simplement parceque l’achitecture de la console ne le permet pas, ou difficilement. Là encore, ce n’est pas sans risques, mais si celà fonctionne, le bénéfice qu’en tirera Big N (et les joueurs) sera incomparable.
Nintendo DS = Revolution 0.5
Si vous n’avez toujours pas compris, voici en une seule phrase ce qu’il faut retenir : Sur le marché des consoles de salon, Nintendo compte appliquer avec la Revolution la même stratégie que celle appliquée sur le marché des consoles portables avec la DS. C’est à dire utiliser un hardware déjà connu des développeurs et remis au goût du jour, combiné à des possibilités nouvelles et uniques en matière d’interface de jeu. La DS est techniquement une N64 miniaturisée et ameliorée, munie d’un micro, d’un stylet et de deux écrans dont un tactile, ce qui lui permet d’accueillir des jeux impossibles à reproduire ailleurs. La Revolution sera une Gamecube miniaturisée et boostée, environ deux fois plus puissante qu’une Xbox (la première du nom), et qui se démarquera par des fonctionnalités uniques : la rétrocompatibilité sur 4 générations, la manette/télécommande de technologie extraterestre que l’on connait tous, et d’autres particularités non encore dévoilées. Reste à rappeler que la firme de Kyoto sait très bien qu’appliquer une recette gagnante sur le marché des portables n’est pas forcèment synonyme de succès sur console de salon, et vice-versa. Du moins jusqu’à maintenant ?
Si ces informations se confirment, Nintendo se lance dans un pari incroyablement culotté, dont les risques sont aussi larges que le boulevard potentiel qui s’ouvre à la firme en cas succès. Je l’ai toujours dit, et je le répète ici : il n’y aura aucune demi-mesure avec la Revolution, aucun verrre à moitié vide et à moitié plein, aucun compromis, aucun demi succès ou demi échec comme avec la N64 ou la Gamecube (et Satoru Iwata a déjà dit que la Revolution serait considerée comme un échec total si elle ne fait pas mieux que les scores de la Gamecube.). L’état actuel du marché du jeu vidéo, les résultats de la DS, la configuration actuelle des PS3 et Xbox 360 (nottamment en terme de ludothèque et de prix), les objectifs affichés de Nintendo et l’attitude bienveillante des éditeurs vis-à-vis de la manette, tous les facteurs incitent à considerer que La Revolution sera soit un échec retentissant, soit un succès total. Rendez-vous le 9 mai 2006 à Los Angeles pour en avoir le coeur net, ou ici même dans peu de temps, si d’autres fuites font le tour de la toile.
D’autre analyses :
Overgame
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