
Comment se lasser de cette série à l’atmosphère si ténébreuse et grisante? Castlevania : Portrait of Ruin a beau être l’énième épisode de la saga, les fans l’ont déjà adopté avant sa sortie. Évidemment, avec autant de sorties au compteur, on peut légitimement se demander si la flamme est toujours aussi intense qu’au premier jour. L’opus précédent sorti sur DS avait déjà mis tout le monde d’accord : Castlevania, c’est en 2D et sur portable! Les graphismes semblent avoir gagné en finesse par rapport à Dawn of Sorrow; la cinématique d’introduction est époustouflante, l’animation excellente. On constate pendant les phases de jeu des textures très fines, des décors plus variés, qui gardent tout de même l’ambiance si unique des Castlevania. Parfois, on a droit à des décors apparemment en 3D qui évoluent avec le déplacement du personnage : très classe! Le petit bémol tout de même : on retrouve parfois des éléments identiques à Dawn of Sorrow, ce qui donne une impression de travail vite fait, et le travail sur l’aspect des personnages est bien loin d’exceller. On regrette les absences d’Ayami Kojima ou de Luis Royo au générique.

L’ambiance quant à elle a beaucoup gagné : Jonathan Morris et Charlotte Orlean se rendent au château de Dracula peu après la seconde guerre mondiale, et apprennent que le maître des lieux n’est plus le vampire le plus classieux de tout les temps, mais un comte étrange qui donne vie a ses tableaux. Au détour d’un couloir, ils croiseront la Mort et entendront une bien étrange révélation. Autant être direct, l’histoire reprend le même schéma narratif que la plupart des Castlevania. Et pourtant, celui-ci est l’un des plus originaux ! Et ce grâce au tableaux, qui débouchent sur une autre réalité : quel bonheur de visiter une pyramide glauque ou un univers complètement psychédélique! Les musiques, sans proposer de renouveau, collent toujours autant à l’ambiance vampirique.

Au niveau de la prise en main, Castlevania : Portrait of Ruin apporte énormément de nouveautés ! Tout d’abord, vous aurez la possibilité d’alterner à tout moment entre Jonathan et Charlotte, sur simple pression d’un bouton. Mieux encore, on peut appeler son coéquipier qui combattra à vos côtés ! On note aussi la possibilité de réaliser des attaques spéciales qui demandent aux deux personnages d’intervenir. De nombreuses possibilités en découlent, comme utiliser une capacité du coéquipier en même temps que les siennes, ou résoudre des puzzles. Jonathan incarne le guerrier/maître d’arme, puissant et résistant, tandis que Charlotte est une très bonne arcaniste/ensorceleuse et guérisseuse. Pour le reste, il s’agit d’un système RPG, avec points de vie, points de magie, points d’expérience et équipement. Du très bon en somme, même si l’écran tactile ne sert presque à rien.

L’intérêt est présent tout au long de l’aventure, et on prendra goût à suivre l’histoire de bout en bout. La durée de vie est convenable, bien qu’on aurait aimé quelques heures supplémentaires. Mais l’excellent mode de jeu en ligne rallonge considérablement la durée de vie. Car oui, vous avez bien lu : un mode achat et un mode coopération sont disponibles pour s’éclater sur la toile ! Le premier vous permet de créer votre échoppe et de visiter celles des autres joueurs pour faire vos emplettes. Le deuxième, est tout simplement un mode 2 joueurs, histoire de casser du monstre avec un pote. Que du bon !

Malgré une sensation de déjà-vu plus que prononcée, Castlevania : Portrait of Ruin est un pilier du jeu d’action 2D sur console. On reste dans les très hautes sphères du jeu vidéo; un magnifique constat, après tant d’années de bons et loyaux services. Ça fait chaud au cœur!

Développeur: Konami
Genre: Action/RPG
Joueurs: 2
Disponible: mars 2007

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.
























8 commentaires
Et pour ceux qui souhaitent entendre les voix japonaises (que je préfère aux voix par défaut), il suffit à l'écran titre de maintenir le bouton L et d'appuyer sur A.
C'est Portrait of Ruin. En tout cas, il m'a l'air pas mal du tout, ce nouvel opus. J'espère au moins qu'il y a plusieurs fins, dont une nous donnant la possibilité de combattre (et pourrir) Vlad.
Oui oui, il y aura bien plusieurs fins (un vague truc de pendentifs encore une fois ^^).
Youhou !! Vu l'époque à laquelle se passe l'histoire, j'espère qu'on revoit certains persos apparus dans l'épisode Megadrive (d'ailleurs, il semblerait que le héros soit le fils d'un des protagonistes de l'épisode en question) qui se passait un peu avant.
Petit fantasme, vu qu'on peut contrôler les deux personnages à la fois… Ce serait le pied total de pouvoir combattre deux VRAIS bosses à la fois (Dracula ET Death, par exemple **bave**).
super test, et super jeu ! Et puis pour le character design, je me suis calmé depuis, c'est pas du Kojima mais c'est pas si bouseux tout compte fait
Niveau artwork, c'est vrai que l'ambiance sombre de Castlevania n'est pas retranscrite comme sur les Artworks de Kojima. Enfin, on ne va pas se plaindre non plus.
Merci Samy Z! J'admet, le Chara-design n'est pas mauvais pour le look des persos, mais les visages sont vraiments ratés (voir 3eme image…)!
Je l’ai mais je suis encore(et toujours) bloqué a la fin. Vous dites tous qu’il y a plusieurs fins, mais j’arrive pas a atteindre la bonne.Une fois que j’ai battu les deux soeurs, le jeu se fini…Pourquoi? Quelqu’un peut m’aider???
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