

Attardons nous plus longuement dans ce qui fait le charme de tous les Final Fantasy : l’histoire et l’univers. Ce dernier, n’étant pas des plus matures bien au contraire, séduit tout de même par sa naïveté bon enfant, et nous rappelle les premières heures de gloire du RPG. L’univers bucolique intrigue, charme, et nous pousse à la découverte. Les musiques s’accordent parfaitement à ce monde, on peut applaudir une fois encore le travail du compositeur fétiche de la série : Nobuo Uematsu. Un univers qui peut plaire aux petits comme aux grands. Néanmoins, adeptes des heures sombres de FF 7 vous abstenir. Malheureusement, l’histoire, qui devait être pas mal retravaillée, manque cruellement de fil : on se retrouve ballotté ici est là, sans trop savoir ce qui se passe… L’introduction par exemple, et un véritable flop pour un jeu actuel : un enfant tombe dans un trou à cause d’un tremblement de terre (pourquoi ?), rencontre d’autres personnes (allez, on fait équipe !), sont désignés pour sauver le monde et être les gardiens de la lumière (pourquoi ? C’est qui le méchant ?), ou encore du genre « Tenez, je ne vous connais pas, mais prenez mon vaisseau, et cassez-le après » (Oui !!). Vous l’aurez compris, probablement le gros point noir du jeu : un scénario à peine retravaillé qui peine à se faire une place à travers la horde de RPG, aux histoires aussi farfelues que travaillées.

Le cœur du jeu maintenant : l’aspect jeu de rôle. Encore une fois on retrouve les classiques points de vie, et combats au tour par tour. Il s’agit vraiment de tour par tour, car on note l’absence de barre d’action, ce qui signifie que l’ennemi ne vous attaquera qu’une fois vos actions déterminées. Ensuite, on retrouve le système de “job” tant apprécié dans FFV ou FFXI puisque que FFIII est le premier Final Fantasy à introduire ce système : dès lors où vous libérez un cristal, vous obtenez de nouveaux pouvoirs et la possibilité de choisir une nouvelle classe, un nouveau métier. On commence avec les basiques comme guerrier, mage blanc ou noir, voleur et moine, et on progresse avec des classes comme géologue ou chevalier dragon. Probablement l’un des meilleurs système de Final Fantasy, une vrai révolution à l’époque de pouvoir choisir le rôle de ses personnages. En plus de pouvoir varier les plaisirs, votre personnages gagnera des capacités, et ses caractéristiques évolueront en fonction de votre métier : ainsi, un guerrier gagnera en force et en constitution, pendant qu’un mage lui progressera dans les caractéristiques associées à la magie comme la sagesse.

A vous donc de savoir doser les métiers, surtout qu’il ne vous sera pas possible d’inter-changer comme bon vous semble : afin d’éviter les abus, chaque changement de métier ne pourra s’effectuer véritablement avant un certains nombre de combat (en fonction du métier), pour retirer les “malus” qui vous empêchent de profiter pleinement de vos capacités. Parfois, certains personnages vous accompagnerons, et interviendrons aléatoirement en début de combat, pour soutenir ou encore attaquer les ennemis. On note la disparition des points de magie (tel qu’on les connaît) pour système de niveau de sort : en effet, vous disposez d’un nombre limité de sorts de niveau 1, 2 etc…, sachant que plus le niveau est haut, plus le sort est puissant et moins on peut le jeter. Intéressant, mais limite l’intervention des lanceurs de sorts dans les batailles. Bon système de jeu qui aurait néanmoins gagné à être étoffé, et reprendre le système de FFV : tandis que dans le III les classes offrent des points de caractéristique, le V lui offrait la possibilité de gagner des compétences utilisables après par n’importe quel métier (un mage noir pouvait donc utiliser la magie noire de son métier, avec magie blanche et les sort qu’il avait dans son répertoire, ou l’option « voler »).

Apports intéressants à noter : de nouveaux métiers, donjons, de nouvelles quêtes, mais aussi la “Maison Mog“, qui vous permet d’envoyer des messages aux personnes dont vous possédez le code ami (je vous invite donc à rejoindre un site de recensement des codes, comme Niwicodi), ou aux habitants de FF III, et qui vous permettra selon le nombre de messages envoyés, de débloquer des donjons optionnels, voire même de nouveaux métiers. Je ne parlerais pas longuement des deux écrans, et du coté tactile : deux éléments de la console anecdotiques dans ce jeu (on peut presque tout faire sur l’écran tactile mais c’est assez fastidieux, et l’écran supérieur est à peine utilisé…), mais qui après tout ne dérange en rien pour un RPG.
La durée de vie est tout à fait correcte, surtout si vous étés un passionné de métiers, les quêtes secondaires sont toujours aussi présentes, les donjons optionnels tiennent en haleine. Par contre, on peut passer beaucoup de temps à refaire le même donjon, pour s’apercevoir que le boss est toujours largement plus fort que l’équipe, pour se prendre un Game Over, et pour passer son temps à s’entraîner sur des petits ennemis…Vous voila prévenu : la difficulté est largement présente (trop peu être), au point même que le simple faux pas peu coûter la vie à toute votre équipe.

Final Fantasy III, sans être le meilleur épisode de la saga, est un épisode plaisant, aussi bien pour les yeux que pour le gameplay, mais qui manque néanmoins de retouche, comme l’histoire, trop légère, ou le système de combat un peu vieillot. Mais assurément, ce jeu est le nouveau hit de la DS. Il mérite donc un 4/5, même si les aficionados de la saga terminerons ce jeu avec un arrière goût de déjà vu.
Points forts :
- Les graphismes sublimes
- La possibilité de changer de métier
- L’univers, bucolique et enchanteur
- Un Final Fantasy sur DS !
- L’ambiance et la musique
Points faibles :
- Animation qui laisse à désirer
- Une histoire qui manque de fil conducteur
- Un système de combat améliorable
- Peut être un peu trop enfantin pour certains

Développeur : Square-Enix
Genre : RPG
Joueur : 1
Disponible : mai 2007

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte, et dépendent de l’avis seul du testeur. Il n’est pas conseillé de comparer les notes de deux jeux différents. La note est à titre d’information pour un jeu donné, au moment du test; nous vous invitons à lire attentivement celui-ci dans son intégralité.
push
























2 commentaires
Moi, je l'adore, tout simplement !
J'adore également. cependant j'avoue que la difficulté m'a étonné au départ o_o mais bon .. un peu de leveling.. Pour ce qui est du systeme de combat je le trouve vraiment bien et le fait de ne pas pouvoir abuser des sorts oblige a etre + stratégique .. non je le trouve tres reussi (sauf le scenar qui aurait pu etre peaufiné j'avoue ..)
un tres tres bon jeu tout de meme (je le commence juste je sors du village des gnomes
)
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