Nintendo continu la guerre contre les linkers : Acte 4
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La croisade contre le piratage n’est toujours pas finie chez Nintendo. Après un premier acte, un second, et un troisième, le quatrième est sur le point de s’écrire. En effet, c’est par un petit communiqué de presse que Nintendo informe le monde entier qu’il continue à lutter contre la chaine de distribution de linker. Et cela avec le dépôt d’une nouvelle plainte devant la justice. |
On y apprend notamment que le piratage aurait engendré des pertes pour l’industrie du jeu vidéo à plus de 770 millions d’euros.
Alors tout de suite plusieurs remarques s’imposent. D’une, Nintendo pour obtenir ce chiffre à en toute vraisemblance utilisé les données du nombre de téléchargements de chaque ROM de jeu DS sur les serveurs peer2peer. Or rien n’indique que les joueurs qui ont téléchargé un jeu l’auraient réellement acheté. D’autant plus qu’en période de crise économique le budget consacré aux loisirs a tendances à diminuer.
D’autre part, on peut se poser la question sur la réelle efficacité de telle action, à l’heure où 80% des possesseurs de DS ont un linker. Il ne fait pas de doute que Nintendo souhaite verrouiller le marché des Linker avant l’introduction de la DSi dans le reste du monde. La DSi ayant pour vocation d’être la seule DS disponible sur le marché à moyen terme.
Nintendo contre les copieurs de jeux vidéo
Nouveau dépôt de plainte
Paris, France, (15 décembre 2008). Nintendo vient de déposer une nouvelle plainte à l’encontre de magasins, grossistes et autres sites e-commerce en raison de la détention, la distribution, la commercialisation d’appareils illicites de copiage de jeux vidéo contrefaits, communément appelés « linkers » ou « copieurs de jeux vidéo».
Les investigations relatives à cette nouvelle plainte viennent de débuter et déjà plusieurs centaines d’appareils ont été saisis.
Nintendo confirme ainsi sa détermination à lutter contre les copieurs de jeux vidéo et rappelle que depuis décembre 2007 (date de sa plainte initiale), ce sont au total plusieurs dizaines de milliers d’appareils de copiage qui ont été saisis dans le cadre des investigations menées par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (BCRCIA « Brigade Centrale de Répression des Contrefaçons Industrielles et Artistiques »).
Un premier jugement du Tribunal Correctionnel de Paris, mettant en cause plusieurs protagonistes, est attendu pour le 1er semestre 2009.
La société Nintendo souhaite attirer l’attention de sa clientèle et des consommateurs en rappelant que la particularité de ces dispositifs est de permettre le chargement et l’exécution sur la console Nintendo DS de jeux vidéo contrefaits (ROM) obtenus souvent gratuitement sur Internet et ce, en contournant les mesures techniques de protection et le logiciel de la console NINTENDO DS.
En utilisant des cartes microSD, un tel « copieur de jeux » peut stocker plusieurs dizaines de jeux vidéo contrefaits (ROM) destinés à un usage exclusif sur console Nintendo DS.
La société Nintendo tient à rappeler que la contrefaçon de ses droits de propriété industrielle et intellectuelle, notamment ses marques, logiciels, mesures de protection technique et ses contenus jeux vidéo portent gravement atteinte à l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie du jeu vidéo, aux entreprises indépendantes de création - studios de développement et éditeurs -, aux fabricants, et aux distributeurs de jeux vidéo Nintendo.
Les pertes liées à la contrefaçon sont estimées pour 2007 à plus de 770 millions d’euros pour Nintendo, ses éditeurs tiers et pour l’ensemble de ses développeurs tiers dans le monde entier.
Bien sur nous n’encourageons nullement le piratage, les linkers permettent des usages légaux divers et varié notamment de jouer à des jeux amateurs (homebrew). Nos tests de linker sont au bout du lien >>


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